Publié le 18 avril 2024

Après un attentat, l’indemnisation par le FGTI est un droit automatique, mais obtenir une réparation juste et intégrale dépend de votre connaissance des mécanismes juridiques et des préjudices spécifiques.

  • Le Fonds de Garantie est saisi d’office pour les préjudices corporels, vous n’avez aucune démarche initiale à faire.
  • La distinction entre « acte de terrorisme » et « émeute » est cruciale, car elle détermine si le FGTI ou votre assureur privé intervient.
  • Des préjudices spécifiques comme « l’angoisse de mort imminente » ou « d’agrément » doivent être activement identifiés et défendus pour être indemnisés.

Recommandation : L’assistance par un avocat spécialisé en dommage corporel n’est pas un luxe, mais une nécessité pour assurer un débat contradictoire équitable face aux experts et garantir la reconnaissance de tous vos droits.

Face à l’impensable, à la violence d’un acte de terrorisme, la première préoccupation est la sécurité et la santé des siens. Vient ensuite le temps des questions, de l’incertitude et de la nécessité de se reconstruire. Au cœur de ce processus en France se trouve le Fonds de Garantie des victimes des actes de Terrorisme et d’autres Infractions (FGTI), un mécanisme de solidarité nationale unique au monde. On entend souvent parler de ce fonds comme d’un guichet automatique d’indemnisation, une assurance de la part de la nation que personne ne sera laissé pour compte.

Cependant, considérer le FGTI comme une simple formalité administrative serait une erreur profonde. Derrière le principe de solidarité se cache un processus juridique complexe, avec ses propres règles, ses experts et ses subtilités. La véritable question n’est pas tant « si » vous serez indemnisé, mais « comment » vous assurer que chaque préjudice, visible et invisible, physique comme psychologique, soit reconnu à sa juste valeur. L’enjeu est de passer d’une indemnisation subie à une réparation intégrale et juste de votre entier dommage.

Cet article, rédigé avec la rigueur d’un conseil juridique, a pour vocation de vous éclairer. Il ne s’agit pas seulement de lister des procédures, mais de vous donner les clés pour comprendre vos droits, anticiper les points de vigilance et défendre vos intérêts. Nous aborderons les distinctions fondamentales, comme celle entre un préjudice matériel et corporel, ou entre un acte de terrorisme et un mouvement populaire, qui ont des conséquences directes sur votre indemnisation. L’objectif est de vous armer de la connaissance nécessaire pour naviguer ce parcours avec assurance.

Pour vous accompagner pas à pas dans la compréhension de ce mécanisme essentiel, cet article est structuré pour répondre aux questions cruciales que se posent les victimes et leurs proches. Découvrez les étapes clés, les droits souvent méconnus et les recours à votre disposition.

Pourquoi le Fonds de Garantie des victimes est-il saisi automatiquement en cas d’attentat ?

L’une des caractéristiques fondamentales du système français d’indemnisation des victimes de terrorisme est le principe de la saisine automatique du FGTI. Contrairement à une infraction de droit commun où la victime doit initier la démarche, en cas d’attentat, la solidarité nationale se met en marche sans que vous n’ayez à la solliciter. C’est un point capital qui vise à soulager les victimes et leurs proches d’un fardeau administratif dans un moment de choc et de détresse.

Ce mécanisme repose sur une communication directe entre les autorités judiciaires et le Fonds de Garantie. Dès qu’un événement est qualifié d’acte de terrorisme par le Procureur de la République de Paris, compétent en la matière, celui-ci informe immédiatement le FGTI. Le Fonds peut alors prendre contact avec les victimes recensées par les autorités. Ce processus garantit que toute personne reconnue comme victime directe ou indirecte (proches) d’un attentat sur le sol français, quelle que soit sa nationalité, entre dans le périmètre de l’indemnisation. Le système fonctionne également pour les victimes de nationalité française touchées par un attentat à l’étranger.

Cette prise en charge institutionnelle vise à garantir l’accès au droit à réparation pour tous, de manière rapide et proactive. L’illustration suivante symbolise cette porte d’entrée institutionnelle qui s’ouvre automatiquement pour les victimes.

Schéma visuel du processus de saisine automatique du FGTI après un attentat

Le processus se déroule en trois temps : le Parquet National Antiterroriste qualifie les faits, transmet la liste des victimes au FGTI, qui ouvre alors un dossier pour chacune et désigne un chargé d’indemnisation. Ce dernier devient votre interlocuteur dédié. Selon les informations officielles du gouvernement français, le FGTI prend contact avec les victimes et leur propose un premier rendez-vous afin de leur expliquer leurs droits et les modalités de leur prise en charge, puis leur verse une première provision dans le délai d’un mois après réception des documents.

Comment faire reconnaître le « préjudice d’angoisse » après avoir vécu une attaque ?

Les victimes d’attentats peuvent prétendre à un préjudice d’angoisse de mort imminente, distinct des souffrances endurées.

– Frédéric Roussel, Cabinet Roussel, avocat spécialisé en dommage corporel

Au-delà des blessures physiques, un attentat génère une souffrance psychologique d’une nature exceptionnelle. Le droit français a progressivement reconnu cette réalité en créant des postes de préjudices spécifiques, dont le « préjudice d’angoisse de mort imminente » (ou préjudice d’angoisse existentielle). Il ne s’agit pas du « stress post-traumatique », qui est indemnisé au titre du déficit fonctionnel permanent, mais de la conscience aiguë d’une mort possible et imminente vécue pendant l’attaque. C’est une souffrance autonome, qui mérite une indemnisation propre.

Faire reconnaître ce préjudice est un enjeu majeur. Il ne s’évalue pas sur la base de critères médicaux classiques, mais sur l’analyse des circonstances mêmes de l’attentat et du récit de la victime. Il est crucial de pouvoir décrire précisément les événements : la durée de l’attente, la proximité du danger, la conscience de la fin imminente. L’assistance d’un avocat est ici déterminante pour qualifier juridiquement ce vécu et le distinguer des autres postes de préjudices.

La jurisprudence, notamment suite aux attentats de 2015, a été déterminante. Comme le souligne une analyse de la jurisprudence post-Bataclan, le préjudice spécifique d’angoisse est autonome et exceptionnel. Il indemnise la souffrance particulière liée à la conscience d’une mort imminente pour les victimes décédées (transmis aux héritiers) ou l’angoisse vécue par les survivants. À cela s’ajoute parfois le « Préjudice Exceptionnel Spécifique des Victimes d’actes de Terrorisme » (PESVT), qui est également autonome et complémentaire, reconnaissant les troubles uniques découlant du caractère terroriste de l’acte.

Blessure physique ou voiture brûlée : les procédures d’indemnisation sont-elles les mêmes ?

Non, et c’est une distinction fondamentale à comprendre immédiatement. Le FGTI intervient au titre de la solidarité nationale pour un type de dommage bien précis : les atteintes à la personne, c’est-à-dire les préjudices corporels (blessures physiques et psychiques). Pour les dommages matériels, comme un véhicule incendié ou un appartement endommagé lors d’un attentat, la procédure est entièrement différente et relève de votre assureur privé.

Cette séparation des compétences peut être source de confusion. Si vous êtes blessé, même légèrement, et que votre voiture a été détruite dans le même événement, vous aurez deux interlocuteurs distincts. Le FGTI prendra en charge l’intégralité de vos préjudices corporels selon le principe de la réparation intégrale. En parallèle, vous devrez déclarer le sinistre matériel à votre assureur auto, généralement dans un délai de 5 jours ouvrés. L’indemnisation dépendra alors des garanties souscrites dans votre contrat (garantie « attentats et actes de terrorisme », « incendie » ou « émeutes et mouvements populaires »). L’ampleur de la solidarité nationale est illustrée par les sommes engagées, comme les 92 millions d’euros versés pour l’attentat de Nice, qui couvrent quasi exclusivement les préjudices corporels.

Le tableau suivant, basé sur une analyse des procédures d’indemnisation, synthétise cette distinction essentielle.

Comparaison des procédures d’indemnisation : préjudices corporels vs matériels
Type de préjudice Organisme compétent Délai de saisine Nature de l’indemnisation
Préjudices corporels FGTI 10 ans Réparation intégrale
Dommages matériels (véhicule) Assureur privé 5 jours ouvrés Selon garanties du contrat
Dommages matériels consécutifs au handicap FGTI 10 ans Prise en charge intégrale

Il existe une exception notable : si des dommages matériels sont la conséquence directe d’un handicap résultant de l’attentat (par exemple, la nécessité d’aménager un logement ou un véhicule), ces frais seront alors pris en charge par le FGTI au titre de la réparation intégrale du préjudice corporel.

L’erreur de confondre « acte de terrorisme » et « mouvement populaire » (impact sur l’assurance auto)

Un véhicule endommagé lors de violences urbaines n’est pas indemnisé de la même manière que s’il l’avait été lors d’un attentat. La qualification juridique de l’événement est le facteur déterminant qui conditionne tout le processus d’indemnisation, et les confondre est une erreur aux conséquences financières importantes. C’est le Parquet National Antiterroriste (PNAT) qui a la compétence exclusive pour qualifier un événement d’acte de terrorisme.

Si l’événement est qualifié d’acte de terrorisme, la loi est claire : l’article L126-1 du Code des assurances prévoit une prise en charge spécifique. Pour vos préjudices corporels, c’est le FGTI qui intervient. Pour les dommages matériels, c’est votre assureur qui est tenu de vous indemniser si vous avez souscrit la garantie obligatoire « attentats et actes de terrorisme » incluse dans tous les contrats d’assurance de biens (auto, habitation). En revanche, si les violences sont qualifiées d’émeutes ou de mouvements populaires, l’indemnisation des dommages matériels dépendra d’une autre garantie, non obligatoire, la garantie « émeutes et mouvements populaires ». Si vous ne l’avez pas souscrite, votre assureur peut refuser toute prise en charge.

Cette distinction est donc loin d’être un simple détail sémantique. Elle est au cœur du droit à l’indemnisation. En cas de doute, il est essentiel de se renseigner sur la qualification officielle retenue par les autorités judiciaires avant d’engager toute démarche.

Votre plan d’action pour vérifier la nature du sinistre

  1. Vérifiez la qualification officielle : Renseignez-vous auprès de sources fiables (communiqués de presse du Ministère de la Justice, médias nationaux) pour savoir si le Parquet National Antiterroriste a qualifié l’événement d’acte de terrorisme.
  2. Consultez votre contrat d’assurance : Relisez les conditions générales et particulières de votre contrat d’assurance auto ou habitation pour identifier les garanties souscrites, notamment « attentats » et « émeutes et mouvements populaires ».
  3. Adaptez votre démarche : Si c’est un acte de terrorisme, contactez le FGTI pour tout préjudice corporel et votre assureur pour le matériel. Si ce sont des émeutes, votre seul interlocuteur pour le matériel est votre assureur.
  4. Respectez les délais : Dans tous les cas, déclarez le sinistre matériel à votre assureur dans le délai contractuel, généralement fixé à 5 jours ouvrés après avoir eu connaissance du dommage.

Quand recevez-vous la première provision d’indemnisation après l’acte de terrorisme ?

Dans l’attente de la consolidation de vos blessures, qui peut prendre des mois voire des années, le système d’indemnisation prévoit le versement d’avances : les provisions. Une provision est une somme versée par le FGTI pour faire face aux premières dépenses et aux préjudices immédiats, avant même que le montant final de votre indemnisation ne soit calculé. C’est une aide financière essentielle pour couvrir les frais urgents : perte de revenus, frais médicaux non remboursés, frais de transport pour les proches, aide humaine temporaire, etc.

Le versement de cette première provision est une priorité pour le FGTI. L’objectif affiché est d’agir vite pour ne pas ajouter une précarité financière au traumatisme subi. Le délai cible pour ce versement est rapide : 1 mois après réception des documents justificatifs nécessaires à une première évaluation. Ces documents peuvent inclure les premiers certificats médicaux, des justificatifs de perte de salaire ou des factures de frais engagés.

Il est crucial de comprendre la différence entre provision et indemnisation définitive. Plusieurs provisions peuvent vous être versées au fur et à mesure de l’évolution de votre état de santé et de vos besoins. L’offre d’indemnisation définitive, elle, ne pourra être formulée qu’une fois votre état de santé dit « consolidé ». La consolidation, en droit du dommage corporel, est le moment où vos blessures se stabilisent et n’évoluent plus. C’est seulement à partir de cet instant, validé par une expertise médicale, que l’ensemble de vos préjudices permanents (déficit fonctionnel, préjudice esthétique, etc.) pourra être évalué et chiffré de manière définitive.

Pourquoi votre cotisation contient-elle une taxe attentat et des frais de dossier incompressibles ?

Le principe de solidarité nationale qui finance le FGTI n’est pas un concept abstrait ; il se matérialise par une contribution prélevée sur chaque contrat d’assurance de biens. Si vous examinez l’avis d’échéance de votre assurance auto, habitation ou professionnelle, vous y trouverez une ligne intitulée « contribution solidarité victimes » ou « taxe attentat ». Il s’agit d’un prélèvement obligatoire qui alimente directement les caisses du FGTI.

Ce mécanisme garantit que le Fonds dispose des ressources nécessaires pour remplir sa mission d’indemnisation, quelle que soit l’ampleur des événements. Le montant de cette contribution est fixé par arrêté ministériel et peut évoluer en fonction des besoins du Fonds. Par exemple, suite aux attentats de 2015 et 2016, cette taxe a été augmentée pour faire face à l’afflux de dossiers. Le montant est actuellement de 6,50 € par an et par contrat depuis juillet 2024. Cette universalité du prélèvement incarne le principe que la charge de la réparation des conséquences du terrorisme est partagée par l’ensemble de la collectivité des assurés.

Le budget du FGTI est considérable et soumis à des tensions, comme en témoignent les chiffres de 2022 où le Fonds disposait d’environ 731 millions d’euros de recettes pour faire face à des charges de 817 millions d’euros. Ces frais de dossier, qui peuvent sembler minimes à l’échelle individuelle, constituent collectivement le pilier financier d’un système qui a fait ses preuves par sa capacité à indemniser rapidement et intégralement des milliers de victimes. C’est le prix de la solidarité nationale.

Pourquoi la liste Dintilhac est-elle la bible pour lister tous vos préjudices (souffrances, esthétique…) ?

L’un des plus grands défis dans un dossier d’indemnisation est de n’oublier aucun préjudice. La douleur physique est évidente, mais qu’en est-il de l’impossibilité de reprendre le sport que vous aimiez ? De la perte d’espoir de fonder une famille ? Ou de la cicatrice qui altère votre image ? Pour garantir une évaluation exhaustive et juste, le monde juridique et de l’assurance s’appuie sur un outil de référence : la nomenclature Dintilhac.

Cette nomenclature n’est pas une loi, mais un rapport devenu la référence incontestée pour lister et classer l’ensemble des préjudices corporels, qu’ils soient patrimoniaux (impact financier) ou extra-patrimoniaux (impact personnel). Elle agit comme une véritable checklist pour la victime, son avocat et l’expert médical. Son objectif est de s’assurer que chaque facette de votre vie affectée par l’attentat soit identifiée, évaluée et indemnisée. L’utiliser comme guide, c’est se donner les moyens de ne rien laisser de côté.

Trop de victimes, par manque d’information, se concentrent sur les préjudices les plus évidents. Or, la nomenclature Dintilhac permet de mettre en lumière des préjudices souvent méconnus mais pourtant cruciaux pour une réparation intégrale. Voici quelques exemples de postes de préjudices extra-patrimoniaux qu’il est essentiel de ne pas négliger :

  • Préjudice d’établissement : Il indemnise la perte d’espoir et de chance de réaliser un projet de vie familiale normale (se marier, élever des enfants…) en raison de la gravité du handicap.
  • Déficit fonctionnel permanent (DFP) : Au-delà de l’incapacité de travail, il couvre la réduction définitive de votre potentiel physique, psycho-sensoriel ou intellectuel, incluant les douleurs permanentes et la perte de qualité de vie.
  • Préjudice d’agrément : Il vise à indemniser l’impossibilité ou la difficulté de continuer à pratiquer une activité sportive ou de loisir spécifique que vous exerciez régulièrement avant l’attentat.
  • Préjudice sexuel : Il recouvre les atteintes à la vie intime, qu’elles soient morphologiques, liées à l’acte lui-même ou à la libido.
  • Préjudice esthétique : Il évalue l’altération de votre apparence physique (cicatrices, boiterie, etc.), de manière temporaire avant consolidation, puis permanente.

À retenir

  • La saisine du FGTI est automatique pour les préjudices corporels, mais votre défense doit être active pour garantir une juste réparation.
  • La nomenclature Dintilhac est votre checklist essentielle pour n’oublier aucun préjudice, des plus évidents aux plus intimes.
  • La qualification juridique de l’événement (terrorisme ou émeute) est décisive et conditionne l’identité de votre interlocuteur (FGTI ou assureur privé).

Préjudices corporels après un accident : comment obtenir une indemnisation juste face à l’expert d’assurance ?

Le principe du débat contradictoire est essentiel pour garantir l’équité face à l’expert du FGTI, qui, bien que neutre, travaille pour l’organisme payeur.

– Maître Frédéric Roussel, Cabinet Roussel, avocat spécialisé en réparation des dommages corporels

L’expertise médicale est le moment clé de votre parcours d’indemnisation. C’est sur la base du rapport de l’expert que le FGTI chiffrera l’offre d’indemnisation. Bien que l’expert missionné par le Fonds soit indépendant, il est rémunéré par l’organisme payeur. Il est donc fondamental d’aborder cette étape non pas comme une simple consultation médicale, mais comme un moment juridique où vos droits doivent être défendus. Le principe essentiel est celui du débat contradictoire.

Cela signifie que vous avez le droit d’être assisté durant l’expertise, non seulement par un médecin-conseil de victimes, qui défendra votre point de vue sur le plan médical, mais aussi par votre avocat. Ce dernier s’assurera que toutes les questions pertinentes sont posées et que tous les préjudices listés dans la nomenclature Dintilhac sont bien abordés. Se présenter seul à une expertise, c’est prendre le risque d’un déséquilibre et d’une évaluation incomplète de votre situation. L’avocat et le médecin-conseil forment un tandem indispensable pour rétablir l’égalité des armes.

Si, malgré tout, l’offre d’indemnisation proposée par le FGTI vous semble insuffisante ou ne reconnaît pas l’entièreté de vos préjudices, vous n’êtes pas démuni. Il est crucial de ne jamais accepter une offre qui vous semble injuste. Plusieurs voies de recours existent pour contester cette proposition :

  • La négociation amiable : Dans un premier temps, votre avocat peut entamer une discussion argumentée avec le FGTI pour tenter de revaloriser l’offre initiale sur la base d’éléments médicaux et juridiques solides.
  • La saisine de la CIVI : Vous pouvez saisir la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions, une juridiction autonome qui tranchera le litige de manière indépendante en réévaluant l’ensemble de votre dossier.
  • Le recours au JIVAT : Pour les cas spécifiques au terrorisme, il est possible de s’adresser au Juge d’Indemnisation des Victimes d’Actes de Terrorisme, une juridiction spécialisée au Tribunal de Grande Instance de Paris.

L’obtention d’une juste réparation est un droit. Pour vous assurer que votre dossier est complet, que chaque préjudice est reconnu et que l’offre finale est équitable, l’étape suivante consiste à vous faire accompagner par un conseil spécialisé en droit du dommage corporel.

Questions fréquentes sur l’indemnisation par le FGTI

Qu’est-ce qu’une provision d’indemnisation ?

C’est une avance sur l’indemnisation totale, destinée à couvrir les frais urgents comme les pertes de salaires, frais médicaux non couverts ou frais de transport des proches.

Quelle est la différence entre provision et indemnisation définitive ?

La provision est versée rapidement pour les besoins urgents, tandis que l’offre définitive n’intervient qu’après la consolidation des blessures, parfois des mois ou années plus tard.

Que signifie la consolidation en droit du dommage corporel ?

C’est le moment où les blessures se stabilisent et où l’on peut évaluer l’ensemble des préjudices définitifs de la victime.

Rédigé par Isabelle Gauthier, Juriste diplômée en Droit des Assurances, Isabelle a travaillé 10 ans comme inspectrice régleuse de sinistres IARD. Elle connaît les rouages de l'expertise et les procédures d'indemnisation. Elle aide les assurés à défendre leurs droits face aux refus de garantie et aux sous-évaluations.